Dimanche 11 avril 2010 7 11 /04 /Avr /2010 10:40

Répondant à un sénateur qui l’interrogeait sur les dispositions envisagées par le gouvernement pour améliorer la couverture des agents territoriaux face au risque de perte de revenu en cas de grave maladie, le ministre du Budget, des Comptes publics, de la Fonction publique et de la Réforme de l'État a précisé que le dispositif prévu par le décret du 19 septembre 2007 «n'est pas transposable tel quel à la fonction publique territoriale, où il nécessite des ajustements particuliers liés à la multiplicité des employeurs et des situations ».


Le ministre devait rappeler que «sans remettre en cause le principe de la participation de l'employeur public aux frais de protection sociale complémentaire, la commission européenne a demandé, en juillet 2005, à l'État français de revoir le dispositif juridique de subvention des mutuelles afin de respecter le droit de la concurrence». Aussi, une disposition législative a été adoptée (loi du 2 février 2007) puis «complétée par le nouvel article 88-2 de la loi du 26 janvier 1984 relative à la fonction publique territoriale issue de la loi du 3 août 2009 relative à la mobilité et aux parcours professionnels dans la fonction publique» afin de préciser les modalités de participation financière de la collectivité territoriale au financement des garanties de protection sociale complémentaire, lorsqu’elle s’avère nécessaire.


Le décret d'application relatif à la fonction publique d'État a permis de mettre en œuvre un dispositif adapté qui consiste à verser l'aide par le biais d'un organisme sélectionné grâce à une procédure de mise en concurrence (décret du 19 septembre 2007).


Comme ce dispositif «n'est pas transposable tel quel à la fonction publique territoriale», «un dispositif spécifique incluant la possibilité de mettre en œuvre une procédure d'agrément des contrats est donc en cours de finalisation», a précisé le ministère qui ajoute que ce dispositif «sera ensuite proposé aux représentants de la fonction publique territoriale, pour faire l'objet d'un accord formel de la part de la commission européenne».

Question écrite n° 10928, réponse du ministère du Budget, des Comptes publics, de la Fonction publique et de la Réforme de l'État publiée dans le JO Sénat du 01/04/2010.

Publié dans : Questions Parlementaires
Dimanche 11 avril 2010 7 11 /04 /Avr /2010 10:36

Les députés de la majorité ont approuvé, le 8 avril, plusieurs mesures gouvernementales visant à instaurer dans la fonction publique l'intéressement collectif en fonction de la performance d'un service.

 

Au grand dam de l’opposition, le gouvernement a introduit, par le biais d’amendements de dernière minute au projet de loi sur la rénovation du dialogue social, plusieurs mesures instaurant l’intéressement collectif dans les trois fonctions publiques (Etat, territoriale et hospitalière).


Ces dispositions, qui ont été approuvées à main levée, feront l’objet d’un vote solennel le 27 avril à l’assemblée avec l’ensemble du texte sur la rénovation du dialogue social.

 

L’intéressement collectif a fait l’objet d’une discussion de dix mois avec les syndicats et a abouti, début mars, à un accord-cadre rejeté par les organisations syndicales. La gauche a dénoncé « un passage en force » qui va « à l’encontre de la conception même de dialogue social ».

 

Le secrétaire d’Etat à la Fonction publique Georges Tron a fait valoir que « mieux rémunérer les fonctionnaires en fonction de leurs niveaux de qualification et de responsabilité, comme de leur performance, est au coeur de la refondation salariale » promise par le président Sarlozy.


Le gouvernement veut donc mettre en place une prime qui chaque année récompensera la performance collective des agents des services les plus performants, sur des critères comme la qualité de service, la maîtrise des coûts, l’amélioration des conditions de travail ou encore le développement durable.

 

« Il s’agit en réalité d’instaurer la culture du résultat ! », a lancé le communiste Roland Muzeau, ajoutant que « le service public à la française est tenu de disparaître tant il apparaît peu rentable! ».


Catherine Lemorton (PS) s’est de son côté inquiétée de l’application de l’intéressement collectif à la fonction publique hospitalière : « donner des objectifs en terme de soins, ce n’est quand même pas la même chose que de donner des objectifs pour que les trains arrivent à l’heure! On est dans l’humain! ».

 

Source : La Gazette des Communes

Publié dans : Revue de Presse

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